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    Mondial de l’Auto 2026 : Paris s’apprête à célébrer l’automobile

    Du 12 au 18 octobre 2026, le Mondial de l’Auto retrouvera Paris Expo Porte de Versailles pour une 91e édition placée sous le signe de la passion automobile et des transformations qui façonnent l’automobile de demain. Entre nouveautés, constructeurs historiques, nouvelles marques, véhicules d’exception et innovations, cette édition entend une nouvelle fois réunir professionnels, passionnés et grand public.

    Ma première visite au Mondial de l’Auto remonte à 2002. J’y étais alors avec mon père. Quelques années plus tard, j’y suis retourné en 2006, 2008 puis 2010, à une époque où le rendez-vous parisien semblait être l’un des grands centres de l’automobile mondiale. En 2022, après une longue interruption liée à la crise sanitaire, j’ai retrouvé un salon profondément différent. Moins de constructeurs, espace dédié réduit et forcément moins d’affluence.

    Alors que l’édition 2026 approche, ces souvenirs permettent de mesurer à quel point le Mondial, l’automobile et le regard qu’on lui porte, ont changé.

    2002 : la première découverte

    En 2002, je ne me souviens presque de rien.

    Je sais simplement que j’étais là, au Mondial de l’Auto, avec mon père. Et parmi tous les souvenirs qui auraient pu rester, un seul s’est véritablement accroché à ma mémoire : celui d’être monté dans une Renault Avantime. C’est peu, finalement. Mais c’est le premier chapitre de cette histoire avec le Mondial de l’Auto.

    Je n’ai malheureusement pas de photo de cette première visite.

    Je me souviens surtout qu’avant cette période, pour éviter la foule, mon père m’emmenait faire le tour des concessions de la ville pour voir les différents modèles, toutes marques confondues. A cette époque, j’avais entrepris une véritable collection de brochures !

    2006, 2008, 2010 : les années où le Mondial semblait être le centre du monde automobile

    Après cette première découverte, je suis retourné au Mondial de l’Auto à plusieurs reprises : en 2006, en 2008 puis en 2010.

    Aujourd’hui, mes souvenirs de ces trois éditions se mélangent parfois. Les années sont différentes, les voitures aussi, mais une sensation reste la même : la foule et l’incroyable variété des modèles exposés chez les constructeurs.

    Concept GT by Citroën en 2008

    À cette époque, le Mondial donnait véritablement le sentiment d’être le grand rendez-vous de l’automobile mondiale. Les grands rendez-vous automobiles européens étaient notamment Francfort, Genève et Paris.

    Les chiffres donnent une idée de l’ampleur du phénomène. En 2006, le salon avait attiré 1 431 883 visiteurs. En 2008, il établissait un nouveau record avec 1 432 972 visiteurs, tandis que 362 marques provenant de 25 pays étaient présentes. En 2010, malgré une baisse, la fréquentation restait considérable avec environ 1,26 million de visiteurs.

    Mais les chiffres ne racontent pas tout.

    Ce que je garde surtout de ces années, c’est cette impression d’abondance. Il y avait du monde partout. Et surtout, il y avait cette sensation que chaque constructeur avait quelque chose à montrer.

    Concept-car Renault

    On pouvait passer des heures dans les halls, découvrir les nouveautés, observer les concept-cars, monter dans les voitures et simplement se laisser porter d’un stand à l’autre.

    D’une marque à l’autre, les modèles se succédaient. Sportives, citadines, berlines, SUV, concepts ou voitures plus accessibles : la diversité faisait partie intégrante de l’expérience.

    C’était autre chose.

    À l’époque, le Mondial était pour moi bien plus qu’un salon automobile. C’était un rendez-vous que l’on attendait, un endroit où l’on venait découvrir les nouveautés mais aussi simplement profiter de l’automobile.

    Avec le recul, ces éditions représentent probablement le souvenir le plus fort que je garde du Mondial : une Porte de Versailles pleine de monde et une automobile omniprésente.

    Concept-car PEUGEOT 908 RC (2006)

    2022 : un Mondial qui n’était plus le même

    Les années ont passé. J’ai eu l’occasion d’aller au salon de Genève en 2017 (qui a n’a malheureusement pas survécu au COVID). Lorsque je suis revenu au Mondial de l’Auto en 2022, j’ai immédiatement compris que quelque chose avait changé.

    C’était annoncé car beaucoup de constructeur avait annulé leur présence. Mais ce qui m’a marqué en premier n’était pas une voiture en particulier.

    C’était l’espace.

    Là où les anciennes éditions semblaient occuper toute la Porte de Versailles, le salon 2022 était beaucoup plus réduit. Dans mon souvenir, environ la moitié des halls seulement était utilisée.

    Et surtout, il n’y avait plus cette foule qui avait marqué mes précédentes visites.

    Concept DS E-Tense

    Le contraste était saisissant.

    Dans les années 2000, le souvenir que je garde du Mondial est celui d’un événement où les visiteurs semblaient partout, où les constructeurs étaient présents en nombre et où les modèles se succédaient dans les halls.

    En 2022, l’expérience était différente.

    Le salon a accueilli 397 812 visiteurs, un chiffre à mettre en perspective avec une durée ramenée à sept jours, contre quinze jours pour les éditions historiques précédentes. De nombreux grands constructeurs avaient également choisi de ne pas participer.

    Pour moi, qui avais connu les éditions précédentes, le contraste était forcément frappant.

    Lamborghini Sian en Lego (2022)

    J’ai trouvé cette édition un peu décevante.

    Pas nécessairement parce que les voitures présentées individuellement manquaient d’intérêt, mais parce que l’expérience globale avait changé. Ce qui me manquait surtout, c’était cette sensation d’abondance : la foule, la diversité des constructeurs et cette impression que la Porte de Versailles appartenait entièrement à l’automobile pendant quelques jours. Le Mondial que je retrouvais n’était plus exactement celui dont j’avais gardé le souvenir.

    Concept Alpine Alpenglow

    Et maintenant ?

    Le Mondial de l’Auto n’a pas seulement changé de taille au fil des années. Le monde automobile qu’il représente a lui aussi profondément évolué.

    En 2006, 2008 ou 2010, le salon semblait avant tout être le lieu où les constructeurs venaient présenter leurs nouveautés au plus grand nombre. Les halls étaient remplis, les marques nombreuses et les modèles exposés en quantité. Le visiteur venait découvrir les voitures de demain, mais aussi simplement prendre le temps de tourner autour d’elles, de s’installer à bord et de comparer les différentes propositions.

    Depuis les habitudes du secteur ont énormément changé. Les constructeurs disposent désormais de nombreux moyens pour présenter leurs nouveautés sans attendre un grand salon international. Les lancements se font sur internet, lors d’événements spécifiques ou à travers des présentations réservées à la presse. Dans le même temps, l’automobile s’est transformée : électrification, logiciels, aides à la conduite, véhicule autonome et nouveaux acteurs sont désormais au cœur de son évolution.

    Le Mondial doit donc lui aussi trouver sa place dans cette nouvelle réalité.

    2026 : un salon différent ?

    L’édition 2026 semble justement vouloir répondre à cette évolution.

    Du 12 au 18 octobre 2026, le Mondial retrouvera Paris Expo Porte de Versailles. Le lundi 12 octobre sera réservé à la presse accréditée, avant l’ouverture au public du mardi au dimanche. Le salon annonce plus de 60 constructeurs, répartis dans cinq halls, pour environ 70 000 m² d’exposition intérieure et 15 000 m² en extérieur.

    Le contenu annoncé ne se limite d’ailleurs plus à l’exposition statique de voitures.

    Le visiteur pourra notamment essayer des véhicules dans un centre d’essais, avec plus de 80 véhicules annoncés, tandis qu’un espace sera consacré aux véhicules autonomes. Le salon proposera également un espace de 700 m² dédié aux véhicules d’exception, baptisé (Un)limited.

    Cette édition marque également l’arrivée ou le retour de nouveaux acteurs. Omoda & Jaecoo participera pour la première fois au Mondial, tandis que Lucid fera également ses débuts sur le salon en France avec ses modèles Air et Gravity. Le constructeur chinois AITO sera lui aussi présent.

    Les constructeurs historiques restent toutefois bien présents. Renault Group annonce par exemple une exposition de 50 véhicules et concept-cars, avec six nouveautés dévoilées pour la première fois au public.

    Le Mondial cherche aussi à devenir davantage une expérience. Des conférences consacrées aux transformations de l’industrie, un espace gaming avec Mario Kart World, des essais, des véhicules d’exception et même des nocturnes sont annoncés pour cette édition.

    Après le Mondial que j’avais retrouvé en 2022, la question est donc forcément différente aujourd’hui.

    Le salon peut-il retrouver cette capacité à créer l’événement qui m’avait tant marqué lors de mes visites précédentes, tout en proposant une expérience adaptée à l’automobile de 2026 ?

    Je n’ai pas encore la réponse. Et c’est justement ce qui rend cette nouvelle édition intéressante à observer. Car je ne retrouverai probablement pas le Mondial de 2008. L’automobile a changé, les constructeurs ont changé et les attentes du public aussi. Mais peut-être que le Mondial n’a pas besoin de redevenir celui que j’ai connu.

    Il doit simplement réussir à devenir celui de son époque.

    Site internet du Mondial de Paris 2026

    24 ans après : toujours envie d’y retourner !

    En regardant mes anciennes photographies, je me rends compte que le Mondial de l’Auto accompagne finalement une partie de mon histoire automobile depuis plus de vingt ans.

    Les années 2000 étaient clairement pour moi l’âge d’or du salon automobile, de Paris ou d’ailleurs. Je rassemble aujourd’hui tout dans un même souvenir : la foule, les constructeurs et cette incroyable variété de modèles qui remplissaient les halls de la Porte de Versailles.

    En 2022, j’ai retrouvé le Mondial, mais dans une configuration profondément différente. Moins de halls, beaucoup moins de visiteurs et une expérience qui, pour moi, avait forcément quelque chose de décevant face aux souvenirs précédents.

    En 2026, je ne sais pas encore exactement ce que je vais retrouver.

    Mais après plus de vingt ans, une chose n’a pas changé : j’ai toujours envie de pousser les portes du Mondial de l’Auto.

    Parce qu’au-delà des nouveautés, des chiffres et des annonces, un salon automobile reste avant tout une histoire de passion, de découvertes et de rencontres.

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