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  • Essai : J’ai pris le volant de la nouvelle Mercedes CLA électrique

    Essai : J’ai pris le volant de la nouvelle Mercedes CLA électrique

    Mercedes CLA 250+ électrique : une première rencontre qui donne envie d’aller plus loin

    Vendredi dernier, ma voiture était chez Mercedes pour sa révision annuelle. À la place, la concession m’a prêté une toute nouvelle CLA électrique 250+. L’occasion de faire l’aller-retour à mon travail et parcourir près de 80km entre voie rapide, départementale et ville.

    Je n’ai pas pu tester la recharge, la voiture disposant de plus de 70 % de batterie au départ. Mais cette première rencontre m’a tout de même permis de découvrir son comportement, son confort et l’expérience proposée par Mercedes avec cette nouvelle génération de CLA, d’abord présenté

    Une expérience qui aurait pu être presque parfaite… si les écrans avaient accepté de démarrer le matin. Récit.

    Une voiture que j’avais envie d’essayer

    Il y a des essais que l’on prépare pendant plusieurs semaines. Et puis il y a ceux qui commencent simplement par un rendez-vous d’entretien.

    Je roule depuis 1 an dans une Mercedes Classe A. Avant cela, j’ai eu la deuxième génération de la CLA (C118). C’est une auto qui me passionne depuis le lancement de la 1ère génération en 2013.

    Vendredi dernier, en déposant ma voiture chez Mercedes pour sa révision, j’ai demandé à pouvoir essayer la nouvelle CLA électrique pour la journée.

    Le premier contact avec la voiture n’a pourtant pas été tout à fait celui que j’espérais.

    Une première prise en main… un peu particulière

    Au démarrage, les écrans ne se sont tout simplement pas allumés. Et sur une voiture moderne, où toutes les fonctionnalités passent par l’écran, ce n’est pas un détail.

    Pas de musique. Pas de chauffage. Pas de régulateur (les touches sensitives du volant étaient elles aussi inopérantes). Et surtout, aucune information disponible concernant l’autonomie ou la consommation.

    La voiture pouvait rouler, mais une partie importante de l’expérience n’était plus accessible.

    Il aura fallu éteindre et verrouillé le véhicule par 2 fois (une fois à la concession, et une 2eme fois après 20km parcouru) pour que le système s’allume enfin.

    Mais cette mésaventure m’aura tout de même fait prendre conscience d’une chose : dans une voiture aussi numérisée, les écrans ne sont plus seulement un élément de confort. Ils sont devenus une véritable interface avec la voiture.

    Et lorsque cette interface disparaît, l’expérience est immédiatement différente.

    Près de 80 kilomètres pour se faire une première idée

    Une fois cette petite mésaventure passée, il ne restait plus qu’à prendre la route.

    Mon parcours m’a permis de varier les conditions : voie rapide, routes départementales et circulation urbaine.

    Et la première impression est très rapidement devenue évidente.

    La CLA est une voiture confortable.

    Très confortable même.

    C’est d’ailleurs l’un des points qui revient le plus souvent dans les essais publiés depuis son lancement. L’Argus souligne notamment la suspension moelleuse et le silence de fonctionnement, tandis que L’Auto-Journal classe directement le confort parmi les points forts de la 250+.

    De mon côté, c’est exactement ce que j’ai ressenti. La voiture filtre bien les imperfections de la route et donne rapidement cette impression de facilité que l’on recherche sur une voiture destinée à parcourir des kilomètres.

    Et puis il y a le silence. Celui d’une voiture électrique, évidemment, mais aussi celui d’une voiture particulièrement bien isolée.

    Sur voie rapide, la CLA donne ainsi l’impression d’être dans son élément. On s’installe, on prend de la vitesse et les kilomètres défilent dans une ambiance particulièrement feutrée. C’est probablement l’un des aspects que j’ai le plus appréciés durant cette journée.

    272 ch : juste ce qu’il faut pour ne jamais manquer de répondant

    Avec ses 272 ch, la CLA 250+ n’a évidemment rien d’une voiture sous-motorisée.

    Et cela se ressent immédiatement.

    L’accélération est franche, mais sans devenir brutale. La puissance arrive avec cette facilité caractéristique d’une motorisation électrique : pas besoin d’attendre une montée en régime ou un changement de rapport pour obtenir une relance.

    Mercedes annonce 6,7 secondes pour passer de 0 à 100 km/h, et les essais publiés confirment le bon répondant de la 250+ à toutes les allures.

    Mais ce qui m’a plu, c’est justement que la CLA ne donne pas l’impression de vouloir transformer chaque accélération en démonstration.

    Elle est rapide. Elle peut être franchement dynamique lorsqu’on le lui demande. Mais son caractère général reste davantage tourné vers le confort et l’efficacité.

    272 ch, c’est finalement une puissance qui permet de ne jamais se poser la question de savoir si l’on pourra doubler, s’insérer ou relancer. Et pour une voiture qui semble avant tout pensée pour voyager, cela me paraît être une excellente philosophie.

    Sur départementale, une voiture étonnamment facile
    J’ai également pu quitter les voies rapides pour emprunter des routes départementales.

    C’est un environnement intéressant pour une électrique de ce gabarit, car on commence à ressentir davantage son comportement et ses réactions.

    La CLA 250+ dépasse les deux tonnes selon sa configuration, mais son poids ne se fait pas particulièrement sentir dans une conduite normale. Les essais professionnels font eux aussi état d’un comportement efficace et d’une voiture qui parvient à masquer une partie de sa masse. L’Auto-Journal relève notamment un guidage précis et une suspension capable de préserver le confort malgré le poids de l’ensemble.

    Je n’ai évidemment pas cherché à transformer ces quelques kilomètres en séance de pilotage.

    Mais au fil des virages et des changements de rythme, la CLA m’a surtout donné une impression de facilité. La direction est légère et la voiture se place sans difficulté. C’est une automobile qui semble davantage chercher à rendre la conduite simple qu’à impressionner son conducteur.

    Et finalement, cela correspond assez bien à l’ensemble de l’expérience.

    Une rencontre forcément subjective

    Il faut maintenant que je précise quelque chose.

    Je ne suis probablement pas la personne la plus objective pour parler de cette CLA.

    Je suis déjà client Mercedes. J’apprécie la marque, son univers et ses voitures. Et surtout, avant même de prendre le volant de cette nouvelle CLA, je savais déjà qu’elle me plaisait.

    Autrement dit : je n’ai pas découvert cette voiture avec l’idée de savoir si j’allais l’aimer.

    J’avais déjà envie de l’aimer avant de l’essayer.

    Cette précision me semble importante pour comprendre mon ressenti. Pour autant, cela ne signifie pas que je considère la CLA comme parfaite.

    Les essais publiés depuis son lancement font ressortir plusieurs réserves : l’ergonomie de certaines commandes, l’espace à l’arrière, le niveau d’équipement parfois dépendant des options et surtout un prix qui peut rapidement grimper lorsque l’on ajoute les équipements.

    Mercedes positionne clairement la CLA dans l’univers premium. Le tarif de départ de la gamme électrique est actuellement de 48 050 € pour la CLA 200, tandis que la 250+ et les configurations mieux équipées font rapidement monter la facture. Mercedes affiche par exemple une CLA 250+ AMG Line équipée à 65 150 € sur sa communication actuelle.

    C’est donc une voiture qui n’est pas donnée. Mais après cette première rencontre, une chose est certaine : elle me plaît toujours autant.

    Si mon budget me le permet, il est très probable que cette CLA soit ma prochaine Mercedes.

    Cette fois, ce n’est plus simplement une voiture que je regardais sur les photos.

    Je l’ai conduite.

    Et parfois, une rencontre suffit à changer la manière dont on regarde une voiture.

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